Film américain de David Lynch sorti le 21 novembre 2001
A la suite d'un terrible accident de voiture, une jeune femme, seule passagère survivante, s'enfuit avant même l'arrivée de la police et se réfugie dans un appartement vide. Problème : elle est devenue amnésique suite à ce choc. Elle fera alors la rencontre de Betty Elms, une jeune australienne pleine de talent et de de projets, bien décidée à devenir actrice. Se liant d'amitié, elles se mettent en quête de la véritable identité de celle qu'elles ont convenu de nommer Rita.
Inutile de dire que pour regarder ce film, il faut se laisser porter et entraîner dans un univers décalé, complexe, où tous nos repères peuvent être soudainement anéantis. La frontière entre rêve et réalité est toujours plus brouillée dans ce film schizophrène... L'amnésie de Rita est au coeur du mystère et même si l'on peut se sentir parfois dérouté, le suspense est au rendez-vous. Une seule chose à faire : entrer dans cette folie.
Eté 1945, Kobé, Japon. Après un terrible bombardement, Seita, jeune garçon de 14 ans et sa petite soeur Setsuko, 4 ans, recherchent leur mère dans la ville détruite. Malheureusement, celle-ci a été mortellement brûlée et les deux enfants doivent se réfugier chez leur tante qui vit dans la campagne environnante. Elle se montre vite ennuyée par la présence des deux enfants qui représentent, d'après elle, une lourde charge pour sa famille. Devant le mal-être de Setsuko et l'agacement de sa tante, Seita décide de partir vivre dans un abri abandonné au bord d'un lac et de se débrouiller seul pour assurer leur survie. Il tente de joindre son père, parti en guerre à bord de son navire, tandis que ses dernières économies fondent à vue d'oeil. Bientôt la nourriture commencera à manquer ...
A bien des égards, ce film d'animation peut être considéré comme un véritable chef-d'oeuvre. La beauté du dessin permet certes un accés privilégié à l'univers de Takahata, mais ce film est avant tout un magnifique tableau des sentiments humains et un réquisitoire contre la guerre plus que convainquant. D'une tristesse infinie, des scènes très dures, mieux vaut peut-être écarter les plus jeunes spectateurs...